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 Je suis un Réprouvé...

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Laevathein
Zoulie Draeneï
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MessageSujet: Re: Je suis un Réprouvé...   Lun 3 Fév - 9:21

Les jours s'écoulaient, toujours semblables en apparence, le climat demeurait invariable, mais Talz trouvait toujours de nouvelles choses à faire.
Ensemble, nous explorâmes les recoins les plus reculés du Marécage, nous arrivâmes à la fracture, un jour, nous fûmes même poursuivis par des ogres en colère.

Heureusement, ils étaient stupides, et nous leur échappâmes facilement.
Cette période fût très enrichissante pour moi, tant sur le plan moral que sur le plan intellectuel; je m'instruisais auprès de Talz, qui contrairement à l'idée répandue sur les Trolls, était très intelligent et cultivé, et sur le plan moral, et bien, concentrer mon énergie sur autre chose que la haine et la vengeance me fit beaucoup de bien, je me montrais plus serein; d'ailleurs, Talz le remarqua.
Un jour, il m'en fit la remarque:


-Hey mec, t'es plus en colèwe?
-De quoi tu parles?
-Talz il voit, mec, il voit que t'es apaisé, quand t'es awivé, t'étais plus en colèwe qu'un sombwelance à qui on a piqué son juju.

Je vis qu'il m'observait avec acuité, j'avais l'impression qu'il pouvait voir jusqu'aux plus profonds replis de mon âme; surpris, désarçonné, je lui confiais alors toute mon histoire, toute ma vie; je ne sais pas ce qui m'a pris, je parlais pendant des heures; pas une seule fois il ne m'interrompit, pas une seule fois il détourna le regard; c'était la première fois que je me confiais sur moi-même, je lui parlais de ma mort, d'Elizabeth, comment elle m'avait demandé de la tuer, comment je l'avais tuée, ma rage, ma soif de sang, même le couple de Draeneï que j'avais rencontré de nombreuses semaines plus tôt...

-Mec, tu cwois que te venger, ça va te wendwe ta femelle? La colèwe c'est mauvais mojo, ça appowte jamais wien de bon.

Il avait raison, et à ce moment, j'étais prêt à l'entendre, c'était la voix de la raison: la vengeance ne m'apporterait rien, rien du tout, elle était morte, peu importe ce que je pouvais infliger comme tourments à Roi-liche, elle ne reviendrait pas; et même si elle revenait...Ne voudrait elle pas mourir de nouveau? Ne me haïrait elle pas pour ça?

Après ce jour là, nous discutâmes souvent en visitant le Marécage, alors que les sorties précédentes, je me contentais de lui poser des questions sur la zone que nous allions explorer; désormais, je lui posais des questions sur sa vie, sur la culture de son clan, je ne le voyais plus comme un Troll, mais comme un ami; il était très bavard et aimait parler, ainsi, j'appris rapidement tout ce qu'il y avait à savoir sur le peuple Sombrelance, comment Vol'Jin avait aidé Thrall à fonder la Horde, comment un Troll, nommé Zalazane, avait trahi le clan et avait chassé les Trolls des Îles de l'Écho, comment ils se préparaient à reprendre ces îles.
Je découvris que les clans Trolls, du moins le clan Sombrelance, n'étaient pas les débiles sauvages et cannibales qu'on aurait pu imaginer, du moins, pas tous, les Atal'aï, un autre clan Troll, avaient l'air de sauvages arriérés, selon ce que m'en disait Talz; il me passa en revue tous les clans connus, les Zandalar, les Gurubashi, les Amani, les Farraki...

Un jour, après une discussion passionnante sur les théories de l'évolution des Trolls, nous tombâmes sur une Elfe de la nuit qui cueillait des plantes, une panthère louvoyait autour de ses jambes, lorsque elle nous vit, elle mordilla les chevilles de la femme qui se leva et se retourna vers nous.
Je vis nettement son sourire se crisper lorsqu'elle me vit, commençant à avoir l'habitude de ces réactions de dégoûts à mon encontre, je ne réagis pas et la saluais en langue commune; quelle ne fut pas ma surprise d'entendre Talz parler lui-aussi en cette langue.
La femme avait une voix chantante et joyeuse, elle semblait très heureuse de voir Talz, j'appris ainsi qu'ils étaient amis depuis quelques années, et qu'ils travaillaient ensemble à répertorier les espèces du Marécage, tâche qu'exerçait Talz en plus de mener ses expériences sur la faune.

Leesa'oh, comme elle se nommait, avait réussi à communiquer avec un peuple de petits humanoïdes, les Sporelins, sorte d'hommes-champignons; ceux-ci lui avaient expliqué (comment étaient ils parvenus à se comprendre mutuellement? Je n'ai pas réussi à le savoir) que les géants fongiques dévoraient leurs sacs de spores, qui étaient leurs incubateurs, et menaçaient leur survie.
Inquiète de voir l'équilibre entre les espèces rompu, elle avait envoyé un message à Talz, et c'était la raison de notre venue.

Après quelques indications sur le moyen de rejoindre le village des Sporelins, nous quittâmes l'Elfe, et nous mîmes en route.
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Laevathein
Zoulie Draeneï
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MessageSujet: Re: Je suis un Réprouvé...   Mer 19 Fév - 23:20

Les sporelins étaient très accueillants; ils nous logèrent dans l'une de leurs maisons champignons; ces champignons leurs servaient à la fois de nourriture et de maison.

L'installation effectuée, ils nous expliquèrent que des géants fongiques avaient envahi le val dans lequel les sporelins faisaient incuber les spores de leur progéniture; et les dévoraient.
Ils nous demandèrent de chasser ces intrus qui menaçaient leur espèce, qui les attaquaient et tenter de les dévorer à vue.
Je me chargeais seul de cette tâche, Talz n'étant pas un combattant, je lui conseillais de rester au village tandis que j'allais m'occuper de ces géants.

Cette mission ne me posa aucun problème, pour de minuscules êtres comme les sporelins, les géants constituaient certainement des adversaires de taille, pour moi, armé d'une épée bien aiguisée, et connaissant ces créatures; je ne rencontrais aucune difficulté à me défaire de ces éponges sur pattes.
J'en tuais une vingtaine, au travers du val, et je laissais les cadavres dégonflés à la vue de tous, voulant lancer un message au survivants; puis, je repris le chemin du village.

Notre mission étant achevée, nous nous préparâmes à retrouver Leesa, mais Talz voulu rester; il avait envie d'étudier les sporelins depuis des lustres, et l'occasion se présentait enfin, n'ayant pas le coeur à le priver de cette opportunité, je le laissais donc à Sporregar et rentrais seul au camp de Leesa.

En me voyant seul, celle-ci ne parvint pas à cacher sa grimace de dégoût, je lui tendis le parchemin que m'avait donné Talz à son intention, elle le prit, en réprimant un mouvement de recul; à présent, j'étais agacé, même si je comprenais sa réaction, finalement, puisque nous devions encore travailler ensemble, je décidais de prendre le taureau par les cornes.
Elle disparu sous sa tente, et je la suivis; elle me tournait le dos et travaillait sur des boutures; je toussais pour annoncer ma présence; mais elle continua à me tourner résolument le dos, alors je pris la parole:


-Vous savez, je n'ai pas choisi de devenir ainsi.

Aucune réponse, je continuais:

-Talz m'a parlé de votre culture, il m'a expliqué pourquoi vous ne m'aimiez pas; je le comprends, mais vous; vous devez comprendre que je n'ai pas choisi.

Elle ne se retourna pas, mais j'entendis sa réponse, elle tâchait d'adopter un ton neutre, mais je sentais le dégoût transparaître dans sa voix:

-Vous avez choisi de rester.
-Pardon? Je ne comprends pas?

Elle cessa de planter des boutures et se retourna, elle me regarda dans les yeux, et me désigna, elle semblait à la fois gênée et contrariée:

-Vous dites que vous n'avez pas choisi d'être ce que vous êtes; c'est vrai, mais vous avez choisi de le demeurer.

Je hochais la tête, je comprenais ou elle venait en venir, je répliquais:

-Vous pensez que j'aurais du choisir la mort alors?

Cette fois, ce fut elle qui hocha la tête, elle semblait gênée et détourna les yeux, sa propre franchise l'avait sans doute surprise; je lui demandais alors de s'asseoir, ce qu'elle fit, je restais debout, et commençais à lui parler de moi:

-Vous vous demandez pourquoi j'ai choisi de rester un mort-vivant? On pourrait trouver plusieurs raisons, mais il y en a deux qui sont particulièrement bonnes; la première, c'est que j'ai peur de mourir, j'ignore si ce que j'ai connu était la véritable mort, ou si ce n'était qu'un état précédent ma réanimation; et la seconde raison, qui vous choquera, je le comprends; c'est qu'être mort-vivant m'a offert des opportunités que je n'aurais jamais eu de mon vivant.

Effectivement, elle paraissait choquée et écoeurée d'entendre ça: être un mort-vivant, un avantage? Je pouvais presque lire le fil de ses pensées sur son visage; elle se demandait si je n'étais pas simplement complètement fou, ou un dangereux monstre.

-Ni l'un ni l'autre.
-Pardon?
-Vous étiez en train de vous demander si j'étais fou ou un nécromancien ou ce genre de choses.
-Je ne...

Sa peau prit une teinte légèrement argentée très intéressante à observer, mais je ne m'arrêtais pas à cela, et continuais:

-Je n'étais qu'un simple paysan, et revenir à la vie m'a permis d'accomplir des choses que je n'aurais jamais rêvé faire en tant que paysan; vous vous demandez pourquoi je n'ai pas choisi de mourir définitivement? C'est parce qu'avant de fermer les yeux pour toujours, je veux avoir l'occasion de devenir un meilleur homme, parce que je veux pouvoir trouver le repos éternel en sachant que ma vie, ou ma non-vie, aura été utile.

Elle me jeta un regard curieux, je n'aurais pas été capable de dire ce qu'il signifiait, en tous cas, ce moment fut bref, elle se leva et s'inclina devant moi; avant de pouvoir dire quelque chose, nous entendîmes la voix de Talz qui nous appelait de l'extérieur, paniqué.
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Laevathein
Zoulie Draeneï
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MessageSujet: Re: Je suis un Réprouvé...   Mer 5 Mar - 21:31

-Foutez le camp, salopewies d'éponges !

Nous sortîmes en courant de la tente; à quelques mètres, Talz agitait une torche devant une armée de géants fongiques !
La surprise passée, je constatais qu'en fait d'armée, ils n'étaient qu'une trentaine; cependant, une trentaine des plus gros spécimens que j'avais jamais vu, certains faisaient la taille d'une maison; ils formaient un demi-cercle devant nous, et s'approchaient lentement; puis, je vis, caché derrière Talz, deux minuscules sporelins, qui s'accrochaient à ses jambes en tremblant; si la situation n'avait pas été aussi dramatique, j'aurais sourit à cette vision; mais l'heure n'était pas au sentimentalisme !

La panthère de Leesa gronda et sauta sur l'un des géants, qui se mit à saigner, ou plutôt dégorger cette humeur noire infâme, caractéristique, lorsque les crocs de l'animal lui pénétrèrent la peau, du moins ce qu'on pouvait appeler peau; un autre géant s'approcha et asséna un coup à l'animal qui fut projeté et tomba lourdement sur le sol en roulant, derrière moi, j'entendis Leesa crier à l'unisson avec son compagnon et se précipiter vers lui, je tentais en vain de l'attraper par le bras, mais je la ratais.

En se précipitant vers lui, elle ne réalisait pas qu'elle se jetait dans la gueule du loup; sans hésiter, je fonçais à mon tour, arrachant la torche des mains de Talz, paralysé de stupeur, je lui criais:


-Talz, prends les sporelins et tire toi ! Vas Zabra'jin et ramène du renfort !

Il sembla reprendre ses esprits, il me fit un oui de la tête et commença à partir, en portant les sporelins dans ses bras; puis il se retourna et me cria:

-Mec, je peux pas laissew Leesa ! C'est mon amie !

J'étais déjà au front des géants, en train d'agiter la torche de la main droite, et faisant des moulinets avec mon épée de la main gauche, Leesa était au milieu d'un cercle de ces saletés qui se rapprochaient d'elle; sans prendre le temps de lui jeter un regard, je criais à Talz:

-Je vais la sauver, toi, tire toi et va chercher du secours !

Puis, je fonçais dans la mêlée, esquivant les coups, me baissant lorsque les poings massifs des géants me frôlaient la tête; heureusement, comme ils étaient plus grands que la normale, ils n'arrivaient pas à m'atteindre avec leurs bras; en revanche, lorsqu'une jambe massive manqua de m'écraser et me força à rouler sur le coté, en lâchant ma torche, je compris que je n'avais pas affaire à la même catégorie de géants; ceux-ci étaient plus gros, plus forts, et clairement plus intelligents; je le constatais lorsque je me rendis compte qu'ils m'avaient encerclé à mon tour; seulement deux d'entre eux me séparaient de Leesa, qui s'était penchée sur son animal et l'entourait de ses bras, comme pour le protéger.

En me faufilant entre leurs jambes et en évitant les coups de pieds, je parvins à coté de Leesa, curieusement, les géants semblaient respecter une distance entre eux et elle, ainsi, elle était entourée, mais ces derniers avaient arrêté de se rapprocher, ils semblaient attendre; attendre quoi? Je n'en avais aucune idée, et pour être franc, ça n'avait pas la moindre importance, ce qui m'importait, c'était de la sauver et qu'on se sorte de ce pétrin.

En m'approchant tout près d'elle, je compris en un éclair pourquoi ils ne l'avaient pas encore piétinée: elle faisait la morte; du coup, ils ne s'intéressaient plus à elle, mais seulement à moi, fort heureusement, leur grand gabarit les gênait, et ils n'arrivaient pas à se rapprocher de moi sans se heurter et s'envoyer en arrière, ainsi, j'eus le temps de lui chuchoter à l'oreille:


-Je vais faire une diversion, je vais essayer de les entraîner derrière moi, vous, vous emmenez votre chat et vous foutez le camp dans l'autre direction, vous courez dans vous arrêter, vous avez compris?

Elle leva la tête et nos yeux se croisèrent, je vis qu'elle était terrifiée, néanmoins, elle hocha la tête; malheureusement, les géants l'avaient vue bouger; une sorte de rugissement humide résonna, bientôt relayé par tous les autres; enfin, un géant, encore plus énorme que tous les autres, fendit leur étrange assemblée; alors je compris: ce n'était pas parce qu'elle faisait la morte qu'ils ne l'avaient pas piétinée, ils attendaient leur chef.

Et moi, comme un idiot, croyant que nous étions en danger, j'avais foncé, et je m'étais piégé tout seul; maintenant que leur chef était là, la curée pouvait commencer !

Je n'avais pas le temps de réfléchir, je me levais, et en criant, je fonçais sur leur chef, l'épée en avant:


-Leesa, sauvez-vous ! Courez !

Je ne vis pas si elle était partie, hurlant comme un possédé, je m'apprêtais à livrer mon dernier combat, non sans apprécier l'ironie qui me ferait affronter ma seconde mort par les mains de créatures que j'avais jugées stupides et quasi inoffensives, pour sauver une Elfe de la nuit qui estimait que ma simple existence relevait du blasphème envers sa déesse.
Dans un état second, je tailladais et tranchais, le visage d'Elizabeth s'afficha devant moi, submergeant la totalité de ma vision; je l'imaginais qui me parlait, et qui me demandait:


-Qu'est tu donc en train de faire?

Et je m'entendis lui répondre:

-Je cuisine !

Tout ceci ayant un délicieux goût de non-sens, cela me fit rire; j'étais désormais totalement aveugle, et sourd, et insensible; je ne savais plus si je touchais les créatures, j'esquivais par habitude, sans savoir si j'avais esquivé un vrai coup; mais après tout, j'étais déjà mort, que pouvait il m'arriver de plus? Même s'ils me touchaient, ils ne pouvaient pas me faire grand mal, rien ne le pouvait.
La vision furtive d'une Draeneï m'observant, cachée derrière son mari, après m'avoir foudroyé par la Lumière m'arracha un nouveau rire nerveux, qui se poursuivit et devint un fou rire; tandis que je continuais à me battre, j'étais totalement aveugle, sourd et insensible, et j'étais en train de devenir fou.
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MessageSujet: Re: Je suis un Réprouvé...   Ven 21 Mar - 20:41

Bien évidemment, je ne suis pas devenu fou; sinon, je ne serais pas en train de rédiger ce journal, qui commence à prendre de l'épaisseur.
Les nouvelles nous sont parvenues hier: Horde et Alliance se sont unies pour assiéger Orgrimmar.

Cela fait déjà plusieurs semaines que nous sentons que quelque chose ne va pas; en vérité, cela fait même des mois, et peut être même des années; lorsque j'ai appris la destruction de Theramore, par l'emploi d'une bombe de mana, j'ai eu du mal à en croire mes oreilles.
Vous savez, je fais partie de la Horde depuis un peu plus d'une demi-douzaine d'années; et contrairement à beaucoup de mes semblables Reprouvés, je m'intéresse à ce qui se passe autour de moi; les tentatives d'apaisement de Thrall envers l'Alliance ne m'ont pas échappée; et je dois admettre que j'ai toujours été prompt à soutenir ses vues.
Aurais-je réagi ainsi, si je n'avais pas été homme, et donc potentiellement membre de l'Alliance, avant ma mort? Je ne sais pas; ce que je sais, c'est que ces désirs de paix, menés par Thrall, n'étaient pas au goût de tous, nombreux sont ceux que j'ai rencontré, qui ne cachaient pas leur désir d'étriper tous les membres de l'Alliance qu'ils pourraient croiser.
Lorsque je les interrogeais sur les raisons d'une telle haine, et d'un tel désir de tuer, je recevais souvent la réponse "ce sont nos ennemis".

Mais pourquoi? Pourquoi sont-ils, pourquoi seraient-ils nos ennemis? Je n'ai jamais compris pourquoi cette haine était si tenace; j'ai longtemps réfléchi, puis, j'ai fini par abandonner.

Pour en revenir à Thrall, lorsque celui-ci a cédé les rênes de la Horde à Garrosh, son élève, son favori, pourrait-on dire, j'ai su qu'il allait y avoir du changement; et pas forcément dans le bon sens.

Garrosh, tout ce que je savais de lui à l'époque, c'est qu'il était un Mag'har, les fiers Orcs d'Outreterre qui n'avaient pas cédé à la corruption gangrénée; en réalité, c'est faux, une grande partie du clan Chanteguerre a suivi Mannoroth dans la soif de sang; le père de Garrosh lui-même, Grom Hurlenfer, a choisi la voie de la conquête.

Lorsqu'il a pris la tête de la Horde, au début, tout allait bien, puis, il a commencé à se montrer arrogant, il s'est imaginé que son sang Mag'har, et le sacrifice de son père, soi-disant un héros; lui conférait une gloire et un prestige devant lequel tous devaient s'incliner; et il a pris des décisions contestables, et contestées.

Je ne rentrerais pas dans les détails, après tout, si vous faites partie de la Horde, vous savez déjà tout ça, et si vous faites partie de l'Alliance, vous êtes également au courant.
Tout ça a amené à la destruction de Theramore; l'intensification de la guerre; puis la découverte de la Pandarie, et l'envoi de troupes, dont je faisais partie...

Je n'ai pratiquement pas bougé des étendues de Krasarang depuis que je suis ici, je n'ai donc des nouvelles de ce qui se passe dans le monde que lorsque le messager arrive deux fois par mois; au péril de sa vie; tant l'endroit est dangereux.
Il semble que Garrosh ait été trop loin, il aurait causé la destruction du Val de l'éternel printemps, un endroit magnifique, que je n'ai vu qu'à deux reprises; et aurait libéré, à ce que j'ai cru comprendre, le Sha de l'orgueil; une manifestation physique de sentiments négatifs, en l'occurrence, l'extraordinaire prétention qui suinte de cet Orc.

Comme je l'écrivais plus haut, nos deux factions se sont apparemment alliées pour marcher sur Orgrimmar, et arrêter Garrosh; j'ai également appris que Vol'jin et Baine, le fils de Cairne, tué par Garrosh, étaient à la tête des rebelles.
J'ignore ce qui va se passer; mais quoi qu'il arrive, ce sera un bain de sang.

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MessageSujet: Re: Je suis un Réprouvé...   Ven 21 Mar - 21:17

Depuis la nouvelle de l'assaut sur Orgrimmar, nous n'avons eu aucune nouvelle, aucun ordre; alors nous tenons nos positions, et nous patrouillons, à la recherche de menaces pour la base.
J'ai donné l'ordre de ne pas chercher à engager le combat avec les troupes de l'Alliance si les hommes les croisaient; j'espère qu'eux en feront de même.

Revenons en à cette nuit, lorsque je perdis plus ou moins la tête en combattant des éponges géantes.

Je ne sais pas combien de temps s'écoula, je frappais, je tailladais; la vision d'Elizabeth disparaissait, et ne me cachait plus la vue; je vis que j'avais réussi à tuer quelques géants, mais j'étais toujours en mauvaise posture; ils tentaient de m'écraser, mais étaient beaucoup trop lents, cependant, étant entouré, je ne devais pas relâcher ma vigilance, ne serait-ce qu'un seul instant, ou j'étais fini, broyé sous le poids de ces créatures qui étaient curieusement très lourdes.

Finalement, alors que je ne voyais aucune issue, j'entendis des cris au loin, des cris de guerre; et autre chose, que je reconnus aisément comme des cris de raptor.
Ils arrivèrent, une demi-douzaine de trolls, juchés sur leurs raptors dressés, et tirant des flèches enflammées sur mes assaillants; ceux qui étaient touchés se retournèrent lentement, et lorsque d'autres flèches les criblèrent, ils s'enfuirent, du moins, c'était l'impression qu'ils donnaient; mais, en partie végétaux, ils prirent feu et tombèrent en se consumant avant d'avoir atteint le couvert des champignons géants.

Enfin, un des trolls descendit de sa monture et se précipita vers moi, je reconnus à peine Talz quand il me serra dans ses bras, et qu'il manqua de me broyer les os tant il me serrait; il était complètement décoiffé, et livide:


-Te voilà mec ! Talz il a eu peuw d'awiver twop tawd ! On a fait le plus vite qu'on pouvait, pouw te sauwer, toi et Leesa !

Il sembla prendre conscience qu'elle ne se trouvait pas avec moi, il se recula, regarda par dessus mon épaule; ou devrais dire, il se contenta de regarder par dessus ma tête; vu que, comme tous les trolls, Talz dépassait allègrement le mètre quatre-vingt dix; il me jeta un oeil inquiet; comprenant son inquiétude, je lui fis un geste d'apaisement, avant de lui dire:

-T'en fais pas; elle est en sécurité, je lui ait dit de s'enfuir vers le village des sporelins, elle doit être encore sur le chemin.
-D'accowd, faut aller la chewcher maintenant, elle peut pas wester toute seule !

J'acquiesçais, et le suivis vers son raptor, puis je montais à sa suite; il n'y avait qu'une seule selle, et j'étais désagréablement secoué par la queue de l'animal qui bondissait pour se déplacer, mais enfin, je n'avais pas besoin de marcher, et j'agrippais fermement la taille du troll.

Il ne nous fallu qu'une dizaine de minutes pour retrouver Leesa, elle se cachait derrière un champignon, à l'écart du sentier; recroquevillée, serrant sa panthère contre elle; elle tremblait de peur, et n'osait pas bouger; lorsqu'elle reconnu Talz, elle lui sauta dans les bras.


-Oh, Talz, comment tu m'as retrouvé? J'étais morte de peur, ces créatures, je ne comprends pas...Pourquoi...
-C'est wien, c'est wien, c'est fini maintenant; c'est lui qui t'a sauvée.

J'étais resté à l'écart, comme mes autres sauveurs; laissant Talz en tête à tête avec son amie; je préférais qu'elle voie un visage ami, plutôt que moi; lorsqu'il me désigna, je compris plus ou moins ce qu'ils se disaient; elle me regarda à son tour, encore très pâle, décidément, ce teint lui allait bien, et soulignait les peintures violacées qu'elle avait sur le visage.
Secouant la tête, je chassais de mon esprit ces idées idiotes, je n'avais eu qu'un seul vrai amour; et je n'allais pas me laisser séduire par une Elfe, aussi jolie soit-elle.

Je pris le parti de discuter avec mes sauveurs, les remerciant de leur intervention à un moment aussi critique; ils étaient de joyeux compagnons, et nous nous entendîmes très bien, l'un d'eux lançait des mots d'esprit à propos des géants qu'ils avaient brûlés; lorsque Talz et Leesa sortirent des fourrés et s'approchèrent.

Leesa s'approcha de moi, la tête baissée; me doutant de ce qu'elle avait à me dire, j'attendis, tandis que Talz me jetait un regard qui signifiait
"Sois gentil avec elle".
Je hochais discrètement la tête pour lui montrer que j'avais compris, puis attendis; enfin, l'Elfe ouvrit la bouche:

-Je...Vous m'avez sauvé la vie, et je...Je vous dois la vie, et je..Dois vous remercier, sans vous...

La phrase surgit de ma bouche avant même que j'en aie la pensée:

-Pensez-vous toujours que je sois un monstre?

Comme si elle avait reçu une gifle, elle recula soudainement en levant la tête; elle baissa le regard vers moi (oui, il semble que tout ce qui vive en Azeroth ou en Outreterre soit plus grand que moi); je vis qu'elle était profondément choquée, mais il y avait autre chose...
J'ignorais le regard de reproche que me lança Talz; et fixais l'Elfe droit dans les yeux, je tâchais de ne montrer aucune animosité; je sentais que ma question avait subitement tendu l'atmosphère; même nos compagnons Trolls avaient fait silence.


-Je...Je ne...

Je n'étais pas en colère, je ressentais seulement de la lassitude; à ce moment précis, je pris conscience que ou que j'irais, quoi que je fasse; je n'étais qu'un mort-vivant; je le voyais dans les yeux de cette Elfe: je lui faisais peur, j'étais tout ce que son peuple et ses croyances lui avaient appris à redouter et à mépriser; la pire injure à l'ordre naturel; la corruption du cycle de la vie et de la mort incarnée; mais ce n'était pas de sa faute...

-Vous savez Leesa, je comprends ce que vous ressentez; vous me considérez comme un monstre, je l'accepte; je comprends bien que votre culture et votre morale condamnent ce que je suis, mais rappelez-vous que je vous ait sauvé la vie; je n'y étais pas obligé, j'aurais pu fuir, et vous abandonner.

Je sentis le doute s'installer dans son regard, elle me regardait, en silence; impossible de dire ce qu'elle pensait, mais elle était perturbée, j'en étais certain.

-Votre peuple vous a appris que les mort-vivants étaient des monstres, des horreurs qui n'avaient pas leur place en ce monde; mais aujourd'hui, je vous ait donné la preuve que tous les mort-vivants ne sont pas des êtres insensibles et voués aux ténèbres.
Je vous ait sauvé la vie, parce que j'ai choisis de le faire, parce que c'était la chose à faire; je vous l'ai dit ce soir: chacun doit faire des choix dans la vie, ou dans mon cas, dans la non-vie; moi, j'ai choisis d'essayer de devenir quelqu'un de meilleur; ne puis-je pas avoir cette chance?

Je tournais les talons, et m'installais sur un autre raptor; Talz allait rester avec Leesa, et rentrerait le lendemain matin.
Alors que nous partions en silence, avec seulement le bruit des pattes des raptors, j'entendis crier:


-Je ne crois pas que vous soyez un monstre !
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MessageSujet: Re: Je suis un Réprouvé...   Lun 24 Mar - 22:18

Je rentrais avec les Trolls, puis allais m'isoler dans une case; méditant.
Je n'arrivais pas à dormir, pourtant, je sentais une grande lassitude en moi, pas une fatigue physique, non, seulement la morsure amère de ma condition.

J'avais entendu les derniers mots de Leesa, ils m'avaient réchauffé le coeur, mais, combien d'autres allaient encore me repousser, et me prendre pour un monstre? Certes, je faisais partie de la Horde désormais, mais il n'y avait pas d'affection particulière pour nous, simplement, il était plus facile, et plus judicieux de nous avoir; nous faisions, nous faisons peur, parce que nous sommes morts, parce qu'on imagine que nous n'avons plus rien à perdre; parce qu'on imagine que nous ne ressentons rien...

Paradoxalement, loin de m'apaiser, ces mots, à force de les retourner dans ma tête, m'angoissaient; est-ce qu'Elizabeth m'aurait pris pour un monstre, si elle avait été vivante, vraiment vivante? Et moi, ce que je suis? Certainement, elle aurait crié, elle aurait eu peur, elle m'aurait chassé; et moi, je le sais, j'aurais fait pareil.
Personne ne voulait nous accepter, parce que personne ne comprenait ce que c'était d'être mort; mais que faire? Tuer tout le monde? Et les ramener à la vie, comme nous? Non, certainement pas ! Et même si quiconque en avait eu les moyens, j'aurais été le premier à me dresser pour l'en empêcher.

Dans ce coin du marécage, le silence était quasi complet, la vue sur les vastes étendues d'eau croupie, baignées de cette lueur bleue si caractéristique, était apaisante, agréable; je retournais les pensées dans mon esprit, mais elles m'échappaient sans cesse, fluctuantes, sans cesse renaissantes.

L'endroit était propice à la mélancolie qui me gagnait peu à peu, la nostalgie m'envahissait, j'eus soudainement envie de retrouver mon ancienne vie; je m'efforçais de chasser ce sentiment; je n'avais plus de vie, rien ne m'attendait à Lordaeron, seulement des paysages désolés, des goules et des Réprouvés méprisants, patrouillant inlassablement; des champs que je cultivais, de la maison qui m'a vue naître, il ne restait rien, tout avait brûlé.

Je me sentais seul au monde.
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MessageSujet: Re: Je suis un Réprouvé...   Dim 20 Avr - 11:05

Je quittais le Marécage de Zangar une semaine plus tard; Talz m'accompagna, il demeura silencieux durant tout le trajet; depuis notre mésaventure avec Leesa et les géants fongiques, il ne m'avait pratiquement pas adressé la parole.

J'étais sur qu'il m'en voulait de ma réaction envers elle; mais je n'avais pas envie de faire le premier pas, moi aussi, je songeais; je voulais continuer de m'instruire, et je voulais me dresser contre les immondices qui menaçaient notre monde, la Légion Ardente, j'avais déjà affronté, et massacré nombre de ses séides, mais ils étaient innombrables, et chaque bras comptait pour les repousser, même si ces bras étaient morts.

Finalement, nous arrivâmes à Shattrath; j'avais entendu dire qu'il s'agissait de la plus grande ville Draeneï de toute l'Outreterre, qu'elle était le centre de leur monde, bien avant que ce monde ne s'effondre.
Quelle déception ce fût, lorsque je vis les murs, brisés, quelques décombres, les sols ternes.
En contrebas, des dizaines de tentes étaient dressées, divers individus circulaient, se croisaient.

Malgré l'état de délabrement de la cité, elle semblait grouiller de vie, du moins, bien plus que les camps que j'avais visité.
Au centre de la ville, surgissant d'un vaste dôme, un immense pilier de lumière montait très haut dans le ciel.
Notant mon étonnement, Talz ouvrit la bouche, et me dit:


-C'est A'dal mec.
-Qui est A'dal?
-C'est un Naawu, un êtwe de lumièwe, les Dwaenei ils les vénèwent.
-A quoi il ressemble?
-Tu le vewas toi-même mec, je te laisse là, je dois wetouwner au camp.

Je descendis de ma monture, et m'apprêtais à dire au revoir à mon compagnon, celui-ci ne montrait aucune émotion particulière; quand, soudainement, il sauta de sa monture et éclata en sanglots.
J'étais stupéfait d'un tel changement d'humeur, avant que je ne puisse réagir, il m'écrasait entre ses bras puissants:


-Mec, tu vas manquew à Talz ! T'es un mowt-vivant, mais t'es mon ami, je t'oubliewais pas !
-Euh, et bien, toi aussi, je ne t'oublierais pas, tu m'as beaucoup appris pendant ces derniers mois et...

Et je ne pus finir ma phrase, tellement il pleurait fort, qui aurait cru qu'un troll était capable de tels épanchements, en d'autres circonstances, c'est à dire si je n'avais pas été écrasé par un troll qui pleurait, j'aurais éclaté de rire; la scène devait paraître tellement surréelle à ceux qui nous voyaient, que finalement, je finis par étouffer un rire; mais heureusement, il ne m'entendit pas.
Finalement, il se calma aussi subitement qu'il s'était mis à pleurer; il remonta sur son raptor, et me lança un dernier avertissement:


-Fais twès attention à toi ici mec, les gens qui vivent là, ils aiment vwaiment pas les mowt-vivants.

Puis il me laissa; je le regardais disparaître derrière une colline, puis je me dirigeais vers le dôme d'ou émanait cette puissante lumière, j'étais très désireux de voir de mes propres yeux ce "Naawu" nommé A'dal.

Surtout le chemin, je croisais plusieurs Draeneï, juchés sur des éléphants, ceux-ci me regardèrent passer, en me jetant des regards méfiants, l'un d'eux posa même la main sur la poignée de son arme.
Je pus rapidement constater qu'effectivement, les personnes qui occupaient cet endroit n'étaient pour le moins pas ravis de ma présence.
Je fis au mieux pour les ignorer, après tout, je n'étais pas là pour ça.
Je repensais au couple que j'avais rencontré à la Péninsule, me demandant si je les verrais ici.

Enfin, je parvins devant A'dal.

Je ne sais pas comment exprimer ce que j'ai ressenti à ce moment, c'était un être de lumière pure, qui émettait, m'a il semblé, une sorte de musique douce, apaisante; son corps avait une forme indéfinissable, mais ce n'est pas physiquement que je me sentis subjugué, mais bien en mon for intérieur.
J'avais l'impression d'avoir pénétré dans mon propre esprit, dans mes propres pensées, et d'être en tête-à-tête avec moi-même; tous mes désirs les plus secrets, mes espoirs, tout était là, mais dégagés de leurs motifs, il n'y avait que les émotions.

Je n'ai jamais plus ressenti cette chose, et j'ai passé plusieurs mois à tenter de l'exprimer, en vain; mais ce qui est certain, et que je peux définir clairement, c'est que je ressentis une paix que j'avais je n'avais ressenti, y compris de mon vivant, et que je n'ai plus jamais ressenti par la suite.
J'avais l'impression qu'il entrait en moi, qu'il voyait mes souvenirs, mais qu'il se contentait d'observer, sans me juger, il était là, simplement.

La tombée de la nuit me surpris particulièrement: j'étais resté sans bouger pendant plusieurs heures, à observer le Naaru.
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MessageSujet: Re: Je suis un Réprouvé...   Dim 17 Aoû - 16:48

Des semaines qui suivirent, je ne garde pas grand souvenir; en fouillant ma mémoire, je ne parviens qu'à retrouver des brides de conversations, et surtout de combats, des dizaines de combats.

Ma mission était de rallier la Vallée d'Ombrelune, afin d'y aider à assiéger le Temple Noir, la citadelle d'Illidan.
Mais avant cela, je du passer par la forêt de Terrokar, et y affronter les Gangr'orcs, ces déchets de l'ancienne nation Orque, qui avaient succombé à l'attrait du sang de démon.
Toutes les rumeurs que vous pourriez entendre à propos des Gangr'orcs, de leur force, de leur apparence monstrueuse, de leur brutalité, sont au dessous de la réalité.

Ces adversaires, de peau écarlate, dont l'échine dépassait du dos, se révélaient de formidables ennemis, tant en nous attaquant de front, que dans leur ruse et leur perversité; avec ces Orcs, aucun honneur, aucune pitié, il n'en fallait attendre que la mort violente et la souffrance.
J'ai vu des camarades tomber entre leurs mains, certains être démembrés, décapités, écrasés, brûlés par de sombres magies; ils se battaient à la hache, à la dague, en invoquant de vils démons, tentant de retourner l'environnement contre nous.
Provenant du fort en ruine qu'ils restauraient au nord de la forteresse que la Horde avait bâti dans la forêt; ils nous oppressaient, même lorsqu'ils n'étaient pas là, ils nous forçaient rester sur nos gardes, à tout moment, il fallait s'attendre à les voir surgir, juchés sur leurs loups, qu'ils avaient curieusement conservés intacts, bien que leur taille exceptionnelle pouvait laisser penser que leur alimentation ne comportait pas que de la nourriture.

Il me fallu un mois pour traverser la forêt de Terrokar; un mois au cours duquel je dus également batailler contre les Arrakoa, ces hommes-oiseaux qui attaquaient tout étranger à vue; heureusement, ces êtres sont très territoriaux, et cessent leurs attaque une fois leur domaine quitté; je dus escorter des survivants qui tentaient de rallier Shattrath, accompagné de troupes, à la fois de la Horde et de l'Alliance, nous dûmes combattre des membres de sectes infâmes, dont les buts étaient obscurs, mais définitivement maléfiques.

Un jour, alors que je me trouvais en auteur, je vis la cité d'Auchindoun, du moins ce qu'il en restait; un chaman Orc qui m'avait accompagné m'expliqua qu'auparavant, cet endroit était le lieu ou les Draeneï enterraient leurs morts; et que depuis la dislocation de Draenor, l'endroit avait beaucoup souffert; et une gigantesque explosion, quelques années plus tôt, avait achevé de dévaster l'endroit.
En observant ce paysage désolé, je ne pouvais m'empêcher de faire le parallèle avec ma propre vie: réduite à néant, dévastée; mais en réalité, je savais que c'était faux: ma vie était médiocre même lorsque j'étais en vie; et au contraire, c'est la mort qui m'avait permise de m'élever au delà de ma condition.

Enfin, nous arrivâmes en vue de la Vallée d'Ombrelune; dès notre arrivée, le ton fut donné: cet endroit était l'ultime bastion de la Légion en Outreterre; des démons nous attendaient par dizaines, des infernaux chutaient du ciel à intervalles réguliers, s'écrasant lourdement, creusant des cratères fumants; tuant les malheureux qui se trouvaient au point d'impact; en ce endroit, la bataille serait terrible, mais en regardant à l'horizon, je vis la forme noire, menaçante, de Temple Noir, se dressant à l'horizon, défiant ses ennemis; en son sein, résidait Illidan Hurlorage, le maître auto-proclamé de l'Outreterre.
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MessageSujet: Re: Je suis un Réprouvé...   Ven 24 Oct - 17:45

J'ai écrit que la bataille serait terrible, croyez-moi, je ne saurais assez vous décrire comment elle se déroula, tous mes mots, toutes mes descriptions seraient au dessous de la réalité.

J'ai mentionné les infernaux, j'ai parlé des démons; mais il n'y avait pas que ça: des élémentaires de feu, mais du feu vert ! Gangrenés jusqu'au plus profond de leur essence ! Des saccageurs, ces terribles machines à forme humanoïde, qui piétinaient la vallée, faisant résonner leurs pas métalliques jusqu'au bastion que la Horde avait bâtie dans la hâte; leurs pas réveillaient ceux qui parvenaient à attraper un peu de sommeil, les laissant hagards et hébétés.
Les sectes d'Orcs, tous plus tordues les unes que les autres; avant ce moment, je n'aurais jamais cru que les Orcs puissent être capables d'autant de fourberie et de traîtrise, ces constructions de cauchemar, façonnées en un métal qui irradiait de malfaisance; ces cages ou étaient enfermés ces malheureux promis à un sort pire que la mort...

Sans parler des lacs de lave, mais là-aussi, de la lave verte, verte fluorescente, fait encore plus incroyable, de gigantesques dinosaures y évoluaient en toute nonchalance, mais ce n'était qu'une apparence, car leur agressivité était à la hauteur de leur taille.
Car j'ai mentionné les démons et leurs serviteurs, tous ces clans, ces sectes, ces machines et autres élémentaires, sont des serviteurs, ou du moins des sympathisants de ces fous dangereux; quoique en y réfléchissant, je pense que les élémentaires, même s'ils étaient faits de feu gangrené, n'étaient pas plus serviteurs de la Légion que moi chef cuisinier; mais je ne vous ait pas parlé de la population animale locale !

Imaginez, des sangliers géants, comme ceux que j'ai décrit (ou peut être pas) à la Péninsule, et bien, multipliez leur taille par deux, teintez les en noir et rajoutez leur des centaines de piques acérées comme des épées, et une agressivité qui ferait même peur à un raptor de Strangleronce, et vous obtiendrez la moins dangereuse des créatures arpentant la Vallée d'Ombrelune.

On dit qu'auparavant, cet endroit était d'une magnificence sans commune mesure, aujourd'hui, ce n'est ni plus ni moins qu'un enfer de granit et de feu; ou tout ce qui vit semble avoir muté et évolué dans l'unique but de tuer, de préférence le plus cruellement possible.

Je n'ai pas terminé ma description des joyeusetés d'Ombrelune, car je pense que ce que vous avez lu est suffisant, si vous y avez déjà été, vous comprendrez mon point de vue, et si vous n'y avez jamais mis les pieds, laissez moi vous dire deux choses: premièrement, vous êtes très chanceux, et secondement, vous êtes très chanceux.

Ma première tâche à mon arrivée fut de lutter contre les infernaux qui s'écrasaient régulièrement à l'extérieur du bastion, ces infernaux arrivaient nuit et jours, à intervalles plus ou moins réguliers, mais malgré leur flot quasi ininterrompu, jamais aucun ne tomba à l'intérieur de nos enceintes; je me demande aujourd'hui toujours pourquoi.

Dès le début, cette zone, son atmosphère, sinistre, effrayante, déprimante, me rendit la soif de combattre, je frappais sans compter, je ne dormais plus, mais je ne ressentais pas ce manque, car la lutte me soutenais, chaque infernal, chaque démon, chaque saleté d'animal bizarre que je tuais me revigorait; de temps à autres, les troupes de l'Alliance qui s'étaient bâties une vraie forteresse à quelques centaines de mètres de nous venaient nous prêter main morte, et nous leur rendions la pareille, c'était une question de survie, nous échangions les renseignements, parfois des vivres ou des armes, la bataille ne cessait jamais.

Je voyais ce monde qui avait été détruit par la folie de quelques uns, et je songeais à Azeroth, j'avais tant vu depuis mon arrivée en Outreterre: la Péninsule des flammes infernales, le Marécage de Zangar et son atmosphère surnaturelle et apaisante; et enfin, la Vallée d'Ombrelune; j'avais enfin trouvé mon enfer personnel, et je ne voulais à aucun prix que toutes les monstruosités qui s'y terraient n'en sortent.
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MessageSujet: Re: Je suis un Réprouvé...   Lun 29 Déc - 22:45

On dit que Garrosh est mort, d'autres disent qu'il a disparu, qu'il s'est enfui, ou même qu'il aurait été enlevé par des démons.
Quoi qu'il en soit réellement, ça n'a pas vraiment d'importance, je suppose que s'il est en vie, il doit se terrer quelque part, craignant d'être retrouvé, de devoir affronter la justice.
Je fait désormais partie de la Horde, elle est mon passé récent, mon présent, et pour autant que je puisse en juger, mon avenir; mais je n'ai jamais aimé Garrosh, je ne l'ai jamais respecté; Thrall était différent; il ne nous faisait pas confiance, et nous gardait à l'oeil, mais néanmoins, il avait un certain égard pour nous; peut être n'avait-il pas oublié que nous n'avons pas choisi notre sort, et que nombre d'entre nous aujourd'hui ont simplement été trop lâches pour mettre fin à leur non-vie.

Garrosh ne faisait pas ce genre de compromis, pour lui, seule la voie de la violence existait, la réflexion n'existait que pour deux buts: lui faire perdre son temps, ou lui donner de nouveaux moyens de tuer davantage.
J'ai appris la nouvelle de la destruction de Theramore avec stupéfaction, comme une grande partie des citoyens de la Horde; personne ne l'avait vu venir, mais que dire ensuite? Protester n'aurait pas ramené ces gens à la vie, et puis, une part dans chacun de nous admettait qu'au fond, ils étaient nos ennemis; peut être que sans vouloir l'admettre, de nombreux membres de la Horde ont été soulagés de la destruction de Theramore.

Garrosh était quelqu'un de mauvais, et pourtant, Thrall ne l'a pas vu, ou a refusé de le voir; il a désigné Garrosh pour devenir Chef de guerre.

L'Alliance nous accuse de tous les maux d'Azeroth, c'est faux et exagéré, pourtant, nous refusons de voir que nous portons notre part de responsabilité, tout comme l'Alliance; en son temps, Varian était tout comme Garrosh, enclin à la haine et au désir de destruction, est-il comme on le prétend, devenu un souverain calme et réfléchi? J'en doute, j'en doute fort, cet homme est une tempête qui gronde; un jour, il entraînera son peuple et ses alliés à leur ruine, simplement pour satisfaire sa grotesque soif de guerre.
Thrall est celui qui a désigné Garrosh pour mener la Horde vers la grandeur, et Garrosh a mené la Horde vers l'implosion; ses visions sanguinaires et sa haine de tout ce qui n'est pas Orc ont failli détruire tout ce qui avait mis des années à être bâti; je remarque cependant avec une certaine malice que le racisme de Garrosh a soigneusement oublié d'inclure les Gobelins, sans doute parce que sans eux, la "Horde des Orcs" vivrait dans des huttes en boue et se battrait avec des cailloux.

Je ne sais pas ce qui va se passer maintenant; personne ne le sait, Vol'jin est devenu Chef de guerre; c'est lui qui a mené la Horde qui refusait l'emprise de Garrosh vers la victoire; la grande question qui se pose est désormais la suivante: la Horde va elle survivre à ces divisions internes?

Que Garrosh soit mort ou vif, peu importe véritablement; de toutes façons, s'il est en vie, il ne peut plus faire aucun mal; Horde comme Alliance l'exécuteraient sur le champ s'ils le découvraient; non, ce qui est important, c'est le symbole qu'il représente, celui de l'ancienne Horde, celle dont j'ai entendu les histoires au coin du feu, racontées par les anciens, ceux qui avaient bu le sang de Mannoroth, ceux dont la peau portera à jamais la marque de leur infamie, ceux dont le dégoût pour eux-mêmes se lit dans leurs yeux lorsqu'ils évoquent les massacres auxquels ils ont participé.
Ceux-là, qui ont tout donné, leur vie, leur dignité, leur honneur, pour acquérir un semblant de puissance, et qui ont cédé à la rage brutale et sanguinaire qui habite tous les Orcs depuis leur naissance; ceux-là crachent de dégoût lorsqu'ils apprennent que Garrosh, si fier de sa peau brune, de son héritage pur de Mah'gar, a exploité de sombres puissances, et qu'il a noyé ses fidèles dans ces immondices; ceux-là me disent que la couleur de peau ne fait pas l'Orc, et que parfois, l'honneur ne peut jamais être retrouvé.

Non, Garrosh, s'il est en vie, ferait bien mieux de rester caché, les Orcs ne lui pardonneront pas d'avoir de nouveau entraîné leur peuple dans la décadence de la corruption.
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MessageSujet: Re: Je suis un Réprouvé...   Sam 2 Avr - 23:44

Les événements actuels m'en ont fait oublier pourquoi j'écrivais ce journal: pour vous faire partager mon histoire, vous qui le lirez, n'en aurez certainement rien à faire de savoir ce que je pense de Garrosh, d'autant qu'il est à peu près certain que lorsqu'il finira entre vos mains, cet Orc aura été retrouvé démembré ou brûlé vif, étant donné que tout le monde veut sa mort.

Veuillez me pardonner ces digressions, et revenons en à nos moutons, j'ai déjà parlé de l'enfer qu'était la Vallée d'Ombrelune, et si malgré tout, mes descriptions ne vous ont pas dissuadé de l'envie de vous y rendre, laissez moi vous dire que vous êtes un incurable abruti.
Ceci étant dit, l'assaut du Temple Noir fut particulièrement brutal; étant affecté aux lignes médianes, je ne fis pas partie du premier groupe d'assaut, qui parvint à s'enfoncer jusqu'aux sombres salles de l'âme, je n'ai donc pas vu la chose qu'ils ont appelée "le Reliquaire des âmes"; et si j'en crois les descriptions que l'on m'en a faites (et je les crois !), je suis bien content de ne pas avoir vu cette immonde saleté.

Que dire d'autre? Nous avons du passer par les égouts du Temple, sales, humides, répugnants; on voyait partout des cadavres de nagas, tués par les précédents groupes d'assauts, des tortues, des hydres géantes, et d'autres cadavres en décomposition qui étaient dans un tel état qu'il était impossible de déterminer à quelles créatures ils avaient bien pu appartenir.

Je ne peux pas vous dire à quel point j'étais heureux à ce moment de ne plus avoir la capacité de sentir les odeurs, parce que croyez le ou non, certains de mes camarades se sont évanouis à la simple odeur de ces infâmes tunnels; on m'a décrit un mélange d'excréments, d'urine et de cadavre en décomposition, mêlé à des effluves de sang et de crasse moisie; j'arrête là, parce que si vous vomissez sur ce livre, vous direz que c'est de ma faute.

Nous sommes ensuite parvenus dans la grande cour du Temple; celle-ci était jonchée de cadavres de gangr'orcs et de drakes du néant, il fut facile de se frayer un chemin jusqu'à l'intérieur du Temple lui-même.

A l'intérieur du Temple, l'atmosphère était significativement différente: on entendait plus les bruits de la bataille qui faisait rage à l'extérieur des portes, et dans le hall ou nous nous trouvions, les sons étaient comme atténués, c'était très étrange, on aurait dit que nous étions sous l'eau.

La décision fut prise de séparer les équipes afin de prendre plus facilement les différents points stratégiques et créer des avant-postes.
Une chose m'a frappée alors que je me dirigeais vers le sommet du Temple, c'était qu'il était absolument gigantesque: je me suis même demandé si Hurlevent toute entière n'aurait pas pu tenir dedans.
Les halls et les portes étaient gigantesques, comme s'ils avaient été construits pour quelque race de géants, même pour les Draeneï qui sont très grands, c'était excessif, ou bien le démons qui avaient pris possession de l'endroit avaient réalisé certains travaux depuis, je l'ignore, je n'ai jamais demandé.

C'est durant cette mission que m'est arrivé l'événement le plus...Déplaisant que j'ai vécu en Outreterre.
Nous venions d'entrer dans une grande pièce richement décorée, des tapis, des tables, des gobelets dorés débordaient de tous les coins; et derrière des rideaux de velours, se trouvaient des dizaines et des dizaines de femmes; toutes humaines ou elfes.

Cette vision arracha des cris de satisfaction de la part de la plupart des soldats, et il fallait les comprendre: toutes ces femmes étaient sublimes, et vêtues très légèrement; et ces hommes n'avaient pas touché une femme depuis de nombreux mois.
Bref, on aurait cru être arrivés au paradis, sauf que bien évidemment, nous étions au Temple Noir, et qu'il fallait rester sur ses gardes, partout et tout le temps...

Je me souviens très nettement de ce qui est arrivé ensuite: un soldat, un humain, qui s'appelait Bernalt, et dont je me rappelle précisément parce qu'il avait une moustache impressionnante, s'est approché d'elles, après avoir enlevé son casque, il s'est incliné devant elles, et leur a déclaré qu'elles étaient sauvées.
Celles qui étaient les plus proches de lui se sont alors approchées en minaudant, et ont commencé à lui caresser les bras, et le corps; l'une d'elle a même ôté sa robe, sans aucune pudeur; les choses se sont alors précipitées: les hommes se sont ruées sur les femmes, certains baissant carrément leur pantalon.
J'aimerais dire que je réprouvais ce comportement, mais ce serait un mensonge: je maudissais mon sort de n'être plus en mesure de connaître les plaisirs de la chair; vraiment ! Ces femmes étaient à tomber, et j'avoue n'avoir eu à ce moment que des pensées parfaitement lubriques.

Bernalt et d'autres avaient déjà disparu au milieu de cette foule de femmes, et on entendait plus que des gémissements et des minauderies, puis tout a basculé: soudainement un hurlement a retenti, et la tête tranchée de Bernalt a volé dans les airs pour atterrir à nos pieds.

Je fus un des premiers à réagir à cette tête coupée, et empoignais mon épée quand d'autres cris retentirent, et d'autres têtes, d'autres morceaux de corps volèrent dans tous les sens; les femmes se tournèrent vers nous, la plupart étaient couvertes de sang, des chuchotements s'entendaient et s'amplifiaient, ce qui donnait un bourdonnement désagréable et malsain, c'est alors que j'ai vu leurs yeux: noirs, vides, des yeux de poisson mort, pensais-je sur le moment; et puis elles se jetèrent sur nous en poussant des cris perçants, comme des folles.

Moins de dix minutes plus tard, nous faisions face à une centaine de corps de femmes, à moitié empilés les uns sur les autres, le sang dégorgeait des cadavres en flot épais; nous avions également perdu une douzaine d'hommes, une grande partie d'entre eux tués, à l'instar de ce pauvre Bernalt alors qu'ils avaient cédé à leur besoin primaire de luxure.
Pas un seul visage n'était resté impassible en voyant ces dizaines de cadavres de femmes, couchés les uns sur les autres, certains avec des yeux encore ouverts, toujours ces yeux noirs, totalement vides; le sang coulait avec un bruit de ruisseau; le dégoût se lisait sur les visages, personne n'avait imaginer massacrer des femmes à moitié nues lors d'un assaut contre des démons; mais le pire fût lorsqu'un des mages qui accompagnait l'équipe nous informa de son verdict sans appel: toutes ces femmes avaient subi de puissants sortilèges de soumission mentale et d'hypnose; et au vu de leur habillement, ainsi que leur nombre et leur race, elles avaient du être enlevées et faites prisonnières au Temple afin de servir d'esclaves sexuelles pour les désirs dépravés des démons de ces lieux.

D'un commun accord, avant de poursuivre notre route, nous avons décidé de brûler tous les cadavres, après avoir découvert que nous avions du tuer de pauvres femmes victimes de sévices par ces ordures, il nous était difficile de regarder leurs visages, en sachant que c'est nous qui les avions tuées.

Je repense parfois à ces femmes, je me demande si nous aurions pu trouver un moyen de les arracher à ce contrôle mental après avoir pris le Temple; mais peut être qu'il était déjà trop tard quand nous sommes arrivés.
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